[Un an après] Education et lycées : Peut mieux faire
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Le travail dans cette commission concerne un budget de plus de 193 millions d’euros et s’intéresse à la scolarité, la citoyenneté et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes de 15 à 30 ans dans notre région. Interview de Franck NICOLON, co-président du groupe et membre de cette commission.

 

Bonjour Franck ! Quels ont été les premiers faits d’arme de la nouvelle majorité ?

Bonjour à toutes et tous et tout débord, merci de lire ces lignes.

Durant cette première année de mandat, nous avons rapidement été sous le feu de l’actualité en raison des projets de nouveaux lycées prévus par l’ancienne majorité : le budget de 400 millions réservé à cet effet a été immédiatement contesté par la nouvelle majorité, qui en a fait un objet de polémique et de communication politicienne. Il est dommage de faire de l’éducation un enjeu politicien mais c’est malheureusement traditionnel en politique. Nous l’avons vite repéré avec la disparition de certains projets d’actions éducatives financés par la région sur le développement durable et la lutte contre les discriminations. Idem avec la disparition d’aides sociales comme l’Ordipass et d’autres dont l’avenir est en suspension comme le Pass’Culture Sport. Disparition également du Conseil Régional des Jeunes et forte remise en cause de l’Office International de la Jeunesse. Enfin, de lourds nuages planent au-dessus des aides aux missions locales, dont le budget s’est vu raboter de 10%. Plus globalement, la décision d’une baisse du budget de fonctionnement des lycées publics d’un million d’euros pour cette année, tout en augmentant le budget global d’investissement pour les lycées privés, parle mieux que tous les discours sur cette nouvelle majorité régionale.

Zéro pointé pour la majorité, donc ?

Non, quand même pas, il serait injuste de dire que toute la politique régionale est négative. L’expérimentation des Ecoles de Production par exemple, quand elles sont complémentaires des formations existantes, est intéressante auprès de jeunes en risque avancé de décrochage scolaire. De même, la politique de restauration scolaire locale et biologique, menée lors du précédent mandat par la conseillère régionale écologiste Joëlle REMOISSENET, se poursuit et heureusement.

Quelle a été ta méthode de travail ?

J’ai choisi de travailler de façon pragmatique. Tout d’abord, en répondant aux sollicitations du terrain lorsqu’une situation l’a nécessité et en activant tous les moyens à ma disposition. Ensuite, en positionnant le groupe comme force de propositions vis-à-vis de la majorité régionale, pour faire aboutir positivement des situations concrètes.

Peux-tu nous donner des exemples de ces avancées ?

Je suis intervenu pour les lycées de Segré et de Pontchâteau, l’EREA d’Olonne et le lycée expérimental de St Nazaire, à la demande des acteurs locaux.

J’ai travaillé en intelligence avec la majorité régionale et le Rectorat, pour la scolarisation pour tous, et en particulier des Mineurs Isolés Etrangers (MIE), leur accès au Fonds de Solidarité Lycéen, la formation et la scolarisation des MIE non-encore scolarisés. J’ai été en lien à la fois avec le réseau associatif et militant et les acteurs institutionnels pour trouver des solutions à des situations humaines dramatiques mais aussi pour débloquer des positions de fond.

Avec d’autres membres de la minorité, nous avons dû être fermes pour pouvoir siéger aux conseils d’administration des établissements scolaires, certains élus majoritaires refusant de nous informer.

Quels sont les dossiers qui s’annoncent pour cette deuxième année de mandat ?

Cette nouvelle année 2017 verra la mise en place de la nouvelle politique sur la jeunesse et sur le décrochage scolaire. Nous serons donc particulièrement mobilisés pour apporter à la fois notre contribution écologiste, rester vigilants pour que l’idéologie ne guide pas les politiques régionales et enfin, être au plus près des préoccupations des acteurs de l’éducation régionale.

2 réflexions au sujet de “[Un an après] Education et lycées : Peut mieux faire

  1. Bravo pour votre action!
    Lorsqu’ils étaient encore en place sous la précédente mandature, j’avais pu constater l’intérêt des projets d’action éducative pour le développement culturel et la réussite scolaire des lycéens ainsi que pour la dynamique d’ échange pédagogique entre enseignants .
    Mon seul regret alors était qu’ils ne puissent pas tous et toutes en bénéficier.

  2. Bonsoir Franck,

    n’oubliez pas de défendre le lycée général Guy Môquet de Châteaubriant dont le bâtiment se délabre. Un ancien collègue l’a comparé à un lycée de Roumanie époque Ceaucescu. C’est tout dire…

    Salut amical.

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