[Un an après] Transports : Priorité au tout-routier
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2016 s’est conclue par l’adoption d’un schéma routier dit d’intérêt régional à 115,5 millions. Une chape de béton au détriment de l’investissement dans les transports en commun et les mobilités douces (l’enveloppe budgétaire est figée), que nous n’avons jamais cessé de dénoncer et nous continuerons à le faire pour le maintien de l’ambition ferroviaire en Pays de la Loire. Témoignage de Lucie ETONNO.

« Trouver ses marques en tant que nouvelle élue ou comment devenir la « référente Transports » du groupe Écologiste et Citoyen

« Maintenant Lucie c’est toi notre référente Transports » : déclaration de Sophie BRINGUY à l’une des premières réunions du groupe Écologiste et Citoyen. Nous sommes d’accord, on ne devient pas référente du jour au lendemain. Voici le retour sur cette première année de mandat.

J’ai commencé par lire ou relire le bilan du précédent mandat, les publications écolos sur la politique de transport, je me suis abonnée à des magazines, des newsletters, j’ai assisté à des conférences, des rencontres, j’ai rejoint la commission Transports et Territoires d’EELV. A la réception des rapports pour la préparation des commissions, j’ai sollicité des personnes « ressources », élues des territoires, membres d’associations. Bien sûr, je peux compter sur les autres membres du groupe, car encore plus à 6, notre force c’est le collectif. Aussi, je bénéficie du soutien indispensable de Michel PERRIER, ancien élu régional de la commission Transports, avec lequel je peux échanger sur l’ensemble des rapports.

Enfin, assister au comité de lignes, espaces de dialogues entre les usagers, les associations, la SNCF (Réseau et Mobilité) et la Région Pays de la Loire m’a permis de comprendre davantage les enjeux liés à la politique de transport ferroviaire. »

Défendre l’ambition ferroviaire face aux relents passéistes du « tout routier »

« Depuis l’annonce faite par Bruno RETAILLEAU lors de la campagne des régionales de remettre les routes au cœur de la politique de transport, nous avons été en alerte afin que ce choix ne se fasse pas au détriment de la compétence première de la Région : le transport régional ferroviaire. Craintes justifiées au vu de la dernière modification budgétaire 2016, qui a sacrifié les budgets des matériels roulants et infrastructures ferroviaires. Nous continuerons à rappeler l’intérêt d’avoir un parc de matériel roulant homogénéisé et récent afin de ne pas casser la dynamique et les efforts mis en place depuis 2004.

Le schéma routier dit d’« intérêt régional » a été présenté fin novembre. C’est un saupoudrage département par département qui se cache à peine d’avoir été élaboré à des fins électoralistes avec les échéances à venir. C’est aussi une manière pour le nouveau Président de Région de remercier les Présidents des Départements qui ont fait campagne pour lui… Evidemment, nous continuerons à dénoncer ces choix qui replacent le tout-routier comme solution majeure, qui vont à l’encontre des accords de la COP 21 et de la nécessité de concilier les politiques de transport et les enjeux climatiques. »

2017 : année charnière pour la politique de transport régional

« 2 gros chantiers en 2017 pour la Région : la convention avec la SNCF pour l’offre de transport des TER et la mise en place du transfert de la compétence transport suite à la réforme territoriale.

Le renouvellement de convention coïncide avec l’entrée en vigueur du cadencement. Le cadencement se veut être un séquençage des horaires pour une plus grande lisibilité pour le public et une meilleure efficacité sur les temps de parcours (par exemple, un train sur une ligne X partira toute les heures à la minute 34 : 6h34, 7h34, 8h34… 17h34, 18h34…). Nous restons néanmoins mobilisés pour les territoires qui se sentiraient lésés par ce cadencement. Nous avons ainsi relayé l’inquiétude des usagers de l’omnibus Le Mans-Alençon, début 2016, qui a fait l’objet d’une forte mobilisation à l’issue favorable avec un effort conjoint de la SNCF et de la Région.

Autre chamboulement attendu cette année, l’évolution de la compétence transport. Avec la loi NOTRe, les Régions deviennent également responsables des lignes interurbaines et scolaires (gérées jusqu’à présent par les départements). Pour cette première année, la majorité a opté pour une délégation de compétence aux Départements afin de préparer au mieux ce transfert de compétence,. Nous respectons ce choix devant l’enjeu de taille d’avoir une offre complémentaire qui assurera un maillage fin du territoire pour permettre à chacune et chacun de bénéficier d’une offre de transport en commun de qualité, notamment autour de l’autocar.

Dans ce sens, nous avions proposé dès le printemps, au budget supplémentaire, deux amendements au Pacte pour la ruralité qui visaient à anticiper et préparer au mieux avec les acteurs du terrain cette échéance :

et

Des propositions sans doute un peu trop audacieuses pour la majorité, mais nous continuerons à défendre cette vision de long terme pour avoir demain une politique de transport régionale qui répondent à la fois aux enjeux démographiques et climatiques qui nous attendent. »

 

 

 

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