Assemblée régionale Mer et littoral : une mise en route mitigée
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Le 30 juin 2017, c’était la première de l’Assemblée régional Mer et Littoral (ARML) en Pays de la Loire. Sophie BRINGUY, co-présidente du groupe Ecologiste et citoyen du Conseil régional, a fait le déplacement. Elle en tire un bilan mitigé.

Annoncée en mars 2017, c’est en à peine trois mois que l’évènement a été monté. Un timing serré, mais bienvenu, car la nécessité d’une assemblée régionale dédiée aux enjeux de la mer et du littoral se faisait sentir depuis longtemps.

« Au début de mon mandat 2010-2015, j’étais vice-présidente à l’environnement. J’ai été dès le début écartée des dossiers concernant la mer et le littoral. Quand j’ai pu enfin y mettre mon nez, j’ai tout de suite plaidé pour une stratégie régionale partagée sur les enjeux littoraux et maritimes. A l’époque, l’Etat ne voulait pas entendre parler d’un vaste débat régional associant tous les acteurs intéressés, mes partenaires de la majorité refusaient d’y consacrer les moyens nécessaires », raconte Sophie BRINGUY. « Je suis donc heureuse de la dynamique qui se met en place, et que la Région en soit le moteur ».

En introduction, le Président du Conseil régional, Bruno Retailleau, a fixé trois objectifs à l’ARML :

  1. Contribuer au document stratégique de façade ;
  2. Participer à l’élaboration du futur Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’équilibre des territoires (SRADDET), qui devra permettre l’articulation Terre-Mer ;
  3. Elaborer une Stratégie régionale Mer et littoral.

Il a aussi posé trois piliers au travail de l’ARML, qui fonctionnera sous format d’ateliers :

  1. La protection et la préservation de la mer et du littoral.
  2. Le développement économique et l’innovation.
  3. Le développement de la culture maritime.

« J’ai été agréablement surprise par l’intervention du Président de Région, que j’ai trouvé équilibrée par rapport aux différents enjeux », reconnaît Sophie BRINGUY. « Par contre, ces équilibres ne se retrouvaient pas dans le déroulé de la journée, où les enjeux liées à la nature et la biodiversité ont été quasiment absents des débats. Aucun intervenant n’était fléché sur ces thématiques. J’espère que c’est une simple maladresse et n’augure pas d’un arbitrage quant à la valeur de ces enjeux ».

Une palette très large de sujets a été cependant abordée. Beaucoup ont insisté sur l’enjeu d’aménagement du territoire que couvre une réelle politique maritime, avec l’importance de la planification, de la vision à long terme. Colbert a été cité à plusieurs reprises. La question géopolitique a également fait l’objet de multiples interventions, concernant la place de la France dans le monde, actuelle et possible. Bien entendu, la recherche et l’innovation ont  aussi été au cœur de cette journée de lancement, avec des témoins passionnants, partageant leurs expériences dans les laboratoires de recherche, lancement de start-ups, participation aux dynamiques collectives et hybrides des clusters. Et puis, les questions de la connaissance du littoral, de la culture du risque, de la culture maritime, de l’image de la mer ont fait l’objet d’une approche accélérée en fin de journée par manque de temps.

Cependant, l’élue regrette le peu d’espace laissé aux débats et échanges avec la salle. « J’espère que dans son fonctionnement normal, l’ARML sera un lieu de débats libres et sains », conclut Sophie BRINGUY.

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