[C_Presse] 15 projets validés, légitimes et durables : une voie à suivre pour NDDL
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Alors que 15 des 41 projets déposés ont reçu l’aval de l’État cette semaine et vont donc bénéficier de statuts d’occupation précaires, la présidente du Conseil régional, Christelle Morançais, reste dans une posture guerrière quitte à en devenir complètement incohérente. Nourrir les oppositions n’est pas la voie vers un avenir durable pour la ZAD. Nous réaffirmons notre soutien aux personnes qui ont répondu à l’appel à projets et appelons à ce que chaque projet viable puisse avoir sa chance à Notre-Dame-des-Landes.

Une nouvelle opération d’expulsions vise depuis ce matin une vingtaine de lieux de vie sur la ZAD. Nous regrettons que toutes les personnes concernées et qui souhaitent y rester n’aient pas déposé de projets dans le cadre proposé et dans le contexte de retour au dialogue de ces dernières semaines. Cela conduit l’Etat à intervenir et à faire à nouveau usage de la force avec de graves conséquences en termes de destructions du milieu naturel. Nous pensons également aux activités agricoles conduites en cette période printanière elles-aussi impactées par cette intervention.

Nous réitérons notre soutien aux personnes qui souhaitent s’inscrire dans un avenir durable sur la ZAD et qui ont répondu aux appels à projets, dont les 15 projets d’installation agricole déjà validés. Ces 15 projets représentent un espoir pour le site et nous espérons que chaque nouveau projet déposé aura sa chance, s’il s’inscrit dans un cadre durable. Nous rappelons également que c’est le caractère exceptionnel de la situation à Notre-Dame-des-Landes qui conduit à des conventions d’occupations précaires et à penser un cadre spécifique, l’application du droit commun étant à l’évidence inadaptée. Reprocher, comme le fait Christelle Morançais, le cadre d’exception mis en place n’a aucun sens pour un site bénéficiant lui-même depuis plus de 40 ans déjà d’un statut juridique exceptionnel.

Remettons également de la perspective concernant les légitimités des uns et des autres. Les personnes présentes à Notre-Dame-des-Landes et qui souhaitent continuer à développer des projets durables se sont battues pour la préservation de ce site naturel, contre un projet inutile et destructeur. Elles ont construit une vie dans le bocage, en famille, avec des enfants. Peut-on aujourd’hui sérieusement s’indigner de voir ces dernières vouloir continuer d’œuvrer pour un avenir durable là où elles ont développé des racines quand d’autres ont abandonné ces terres au profit du projet d’aéroport il y a des années ?

 

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