[C_PRESSE] Collège Yolande d’Anjou à Saumur : les jeunes subissent la loi du chiffre…
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Mardi
16 octobre, le conseil départemental de Maine et Loire décide la fusion du
collège Yolande d’Anjou avec le collège Benjamin-Delessert. Le motif ? Un
taux d’occupation trop faible, de l’ordre de 63%. Alors que la lutte contre le
décrochage scolaire est une priorité régionale, Christelle CARDET et Franck
NICOLON, conseillers régionaux du groupe Ecologiste et Citoyen apportent leur
soutien au collectif Sauvons Yolande d’Anjou et dénoncent les conséquences
d’une politique  gestionnaire, court-termiste et incohérente au regard des
enjeux de demain.

Christelle CARDET, élue régionale du Maine et Loire, dénonce : «  Je me rendrai à la manifestation du 29 novembre en soutien au collectif Sauvons Yolande d’Anjou. La décision de fermer le collège ne répond pas aux besoins du territoire : elle va à l’encontre des jeunes, des familles, des professionnels et des politiques locales pour dynamiser Saumur et améliorer la qualité de vie des habitants. Or, ce pilotage par les chiffres et sans concertation préalable avec les parents d’élèves, les enseignants et les élus locaux détériore la qualité du service public de l’enseignement, éloigne les établissements des lieux de vie des familles, ne laisse plus d’autre choix que l’enseignement privé  et augmente ainsi les inégalités territoriales. »

Franck NICOLON, membre de la commission éducation, ajoute : « Je suis intervenu en commission au Conseil régional pour défendre le maintien de ce collège original et de proximité, utile aux lycées du secteur. Cette décision est incohérente et aura un impact désastreux. En effet, la Région a rénové lourdement un restaurant scolaire mutualisé avec le Lycée Duplessis-Mornay il y a seulement quatre ans. Par ailleurs, fermer un établissement de centre-ville aux filières spécifiques telles que basket, natation, classe bilangue et classe à projet particulier comme la classe arts plastiques, supprime cette offre ainsi que l’accessibilité à des formations qui ouvrent des conditions de réussite uniques, particulièrement pour les jeunes en décrochage scolaire. Ils seraient désormais contraints d’aller dans des établissements plus éloignés ou de payer pour être scolarisés dans le privé ! Nous demandons le maintien du collège Yolande d’Anjou et l’ouverture d’échanges avec le Rectorat, la Région et les associations de parents d’élèves pour garantir la continuité de l’accueil avec les lycées et les organismes de lutte contre le décrochage scolaire. »

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