[C_PRESSE] Documentaire ZAD : y a-t-il eu volonté de taire le débat ?
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Les élu.e.s du Groupe Écologiste et Citoyen ont appris avec étonnement dans la presse ce mardi 8 janvier l’acte de censure commis par la majorité régionale concernant un documentaire relatif à la ZAD à Notre-Dame-des-Landes, privé de soutien régional alors que l’avis du comité technique « cinéma et audiovisuel » était favorable. En effet, le rapport soumis au vote était « erroné ».

C’est lors de la commission permanente du 28 septembre dernier que les aides à la création cinématographique, dont les documentaires, ont été votées. Dans l’annexe au rapport 315 qui proposait d’attribuer des subventions à 14 projets retenus sur les 44 déposés au titre du fonds d’aide au développement et à la production, l’avis du comité technique concerné était précisé.

« Au Conseil régional, les élu.e.s suivent toujours l’avis du comité technique, sauf deux exceptions en 1998 et 2013. Quand nous recevons le rapport, les documentaires sont décrits en une ligne. Nous faisons donc confiance aux experts désignés par la Région. En tant qu’élue de la minorité, je vérifie si l’avis des experts est suivi. Or, cette fois-ci, l’avis du comité était noté « rejet »*. Nous avons donc cru que, du point de vue artistique, le documentaire était jugé comme en-deçà de ceux sélectionnés », explique Lucie ETONNO qui suit les dossier culture pour le groupe.

« A cause de l’information fausse inscrite dans le rapport, je n’ai pas pu exercer mon rôle d’élue. C’est grave. Nous serions montés au créneau dès septembre et aurions peut-être attaqué la décision en justice », s’insurge Lucie ETONNO. « Aujourd’hui, je pose la question à Laurence GARNIER : avez-vous volontairement diffusé une information fausse pour éviter la polémique ? ».

« Quant à l’acte de censure en lui-même, nous le condamnons avec la plus grande fermeté » affirme Sophie Bringuy, coprésidente du groupe. « Cela constitue une entrave à la liberté d’expression et à la diversité d’opinions : des valeurs fondamentales d’un fonctionnement démocratique et républicain. C’est grave. La majorité régionale clame souvent de grands principes républicains. Quand il s’agit de passer à la pratique, elle oublie ses appels à l’exemplarité et pose des actes qui encouragent la méfiance des citoyen.ne.s à l’égard de nos institutions. »

* Voir: extrait du tableau en annexe au rapport

 

 

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