[C_Presse] Lycées Sud-Loire: face à l’urgence, des effets d’annonce
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La Région Pays de la Loire vient d’annoncer la construction de deux nouveaux lycées en Sud-Loire à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et à Vertou, ainsi que des extensions complémentaires à Pornic et Bouaye. Après la présentation de sa stratégie pour les lycées en décembre dernier qui prévoyait la construction d’un seul nouvel établissement, la Région s’est rendue à la raison. Elle a enfin entendu nos arguments et la mobilisation des acteurs locaux. Si la construction de deux lycées supplémentaires est donc une bonne nouvelle, leurs ouvertures prévues en 2025 et 2027 répondront difficilement à l’urgence de l’engorgement actuel dans de nombreux lycées.

Franck NICOLON, Co-président du Groupe Écologiste et Citoyen et membre de la Commission Education, se réjouit d’une mobilisation qui a porté ses fruits : « Notre groupe Ecologiste et Citoyen et de nombreux acteurs locaux comme le Collectif pour des nouveaux lycées publics Sud-Loire 44 et la FCPE44 ont régulièrement rappelé à la majorité l’urgence de la construction non pas d’un mais d’au moins deux, voire trois lycées dans le Sud-Loire. La majorité donne l’impression de se montrer généreuse aujourd’hui, mais c’est un simple retour à la raison et aucunement une anticipation de l’avenir : il a fallu deux ans et demi pour que la majorité acte enfin ce que tout le monde sait ! »

Il ajoute « Au-delà de cette annonce, notre combat va se poursuivre : les délais de mise en œuvre de la décision restent trop longs par rapport aux besoins. La majorité table sur une ouverture dans 7 ans à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et dans 9 ans à Vertou. Des exemples récents de nouveaux lycées dans la Région, comme celui de Clisson, montrent qu’un délai plus court est envisageable avec par exemple 5 années entre le choix du lieu d’implantation et l’ouverture de l’établissement. Les élus de la majorité devraient donc faire en sorte de débloquer les fonds nécessaires à un lancement plus rapide des projets, par exemple dès la session de juin du Conseil Régional, plutôt que de se contenter d’effets d’annonce. Sans cela, les projets ne seront pas lancés avant la fin du mandat, alors que l’urgence est là.»

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