[C_PRESSE] Métam-sodium : une interdiction nécessaire, à présent il faut des mesures d’accompagnement
Partager


Ce lundi 5 novembre, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), a annoncé le retrait de l’ensemble des autorisations de mise sur le marché des produits à base de métam-sodium, actant ainsi son interdiction définitive en France. Cette substance utilisée notamment en agriculture maraîchère ou en horticulture avait récemment causé l’intoxication de plus de 70 personnes dans le Maine-et-Loire. Les élu.e.s du groupe Ecologiste et Citoyen se félicitent de cette décision et insistent sur l’urgence de la mise en place d’un plan de sortie du métam-sodium, en lien avec les professionnels, l’Etat et les collectivités, dont la Région Pays de la Loire.          

Une bonne nouvelle pour la santé publique et l’environnement                           

Franck NICOLON, co-président du groupe Ecologiste et Citoyen : « La décision de l’ANSES d’une interdiction définitive des produits à base de métam-sodium est logique et c’est une bonne nouvelle pour la santé publique et pour l’environnement. Après la suspension nationale jusqu’au 31 janvier 2019 qui faisait suite aux intoxications en Anjou, qui pouvait s’imaginer une nouvelle utilisation de ce cocktail explosif à partir de février ? Nous nous battons depuis des années, notamment dans le pays nantais, contre son utilisation et avions déjà alerté sur les conséquences des pratiques de certains maraîchers. Aujourd’hui, nous sommes soulagés de voir ce produit dangereux définitivement banni. Alors que l’usage des pesticides est reparti à la hausse en 2017, cette décision en appelle d’autres. En parallèle, il faut résolument généraliser en agriculture les pratiques durables déjà existantes, qui ont fait la preuve qu’il était possible de produire dans le respect de la santé et de la nature. »

Des leviers à activer d’urgence pour accompagner les entreprises agricoles

Christophe DOUGÉ, conseiller régional et membre de la commission agriculture : « Dès à présent, cette interdiction implique une adaptation en urgence des pratiques agricoles des maraîchers ou horticulteurs concernés. La Région Pays de la Loire a donc clairement un rôle à jouer. Des leviers peuvent être activés rapidement pour accompagner les entreprises agricoles dans la recherche et la mise en place d’alternatives durables, par exemple à travers des outils de formation ou le soutien à l’investissement pour de nouveaux équipements. La Région se doit également de réagir en promouvant et en soutenant davantage d’autres modèles d’agriculture. Nous continuerons à faire des propositions dans ce sens à la majorité »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *