[C_Presse] Pesticides : non à la régression de notre protection
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D’ici le 7 juillet prochain, les préfets des 5 départements des Pays de la Loire devront prendre des arrêtés pour encadrer l’utilisation des pesticides dans un objectif de protection des milieux aquatiques et des zones naturelles remarquables, au titre de Natura 2000, conformément au droit européen. Les projets d’arrêtés sont soumis à consultation publique. Certains d’entre eux comportent des régressions préoccupantes.

Les Pays de la Loire en zone rouge « pesticides »

La Cellule régionale d’étude de la pollution des eaux par les produits phytosanitaires (CREPEPP) des Pays de la Loire qualifie de « préoccupante » la contamination régionale. La campagne de surveillance 2015 de la CREPEPP a mis en évidence que les objectifs assignés par la directive cadre sur l’eau (DCE) sont très loin d’être atteints dans notre région s’agissant du paramètre « pesticides » : aucune station de mesure n’a enregistré de résultats actant une « très bonne qualité » et seulement 35% une « bonne qualité ». La tendance globale est à la stagnation. Plusieurs communes de la Région ont aussi été pointées du doigt par l’étude de l’UFC-Que choisir sur la qualité de l’eau du robinet, jugée médiocre quant au paramètre « pesticides ».

Poursuivre la réduction de l’utilisation des pesticides

Dans ce contexte, il est essentiel de maintenir la vigilance sur les pesticides.

« C’est pourquoi nous appelons les préfets de départements à signer des arrêtés à la hauteur des enjeux, pour notre santé et pour la qualité de l’eau », affirme Sophie BRINGUY, co-présidente du groupe Ecologiste et Citoyen à la Région. « Ainsi les cours d’eau de référence pour les Zones de Non Traitement de 5 mètres doivent être ceux des cartes IGN, complétés par ceux ayant fait l’objet d’une expertise. Aujourd’hui certains syndicats agricoles font pression pour utiliser des cartographies qui rayeraient plus de 2000 km de cours d’eau des interdictions ! Les arrêtés doivent aussi prévoir des protections pour les zones humides, ce qui par exemple n’est pas prévu à ce jour en Sarthe. Enfin, la distance de 30 cm ou l’application directe, prévues pour les fossés et les collecteurs en Maine-et-Loire et en Mayenne, sont tout simplement un scandale. Une harmonisation régionale sur la base d’1 mètre serait un minimum, on ne peut prendre à la légère les questions de santé et de qualité de l’eau  ».

 

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