[C_Presse] Plénière de l’apprentissage : Pour un engagement régional !
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Ce vendredi 5 octobre se tiendra la Plénière de l’apprentissage à l’initiative de la Présidente du Conseil Régional des Pays de la Loire pour échanger sur les grandes orientations régionales après l’adoption de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Face à une réforme qui va bouleverser l’apprentissage, le groupe Écologiste et Citoyen attend des engagements concrets. Ses élu.e.s Christelle CARDET et Franck NICOLON seront présents et y défendront un vrai service public de la formation au service des territoires.


Avec le pouvoir donné aux branches professionnelles nationales de décider de l’ouverture des Centres de Formation d’Apprentis (CFA) sur la base de contrats signés et sans autorisation administrative, l’apprentissage va connaître une profonde mutation avec une nouvelle gouvernance et un financement différent. Devant ce constat, Christelle CARDET, conseillère régionale et membre de la commission apprentissage et formation professionnelle s’inquiète d’une vision centralisée à Paris au détriment du bon sens du terrain : « L’apprentissage doit-il devenir un bien de consommation répondant à la loi de l’offre et de la demande ? »

La politique engagée par le gouvernement fragilise des filières dites de niches, comme celles de tailleur de pierre ou palefrenier, moins rentables et qui concernent un tout petit nombre d’apprentis. Christelle Cardet s’indigne : « Devant le risque de disparition des petites formations et du renforcement des inégalités territoriales, où réside la liberté de choix promue par la loi du 5 août 2018 ? L’apprentissage est une rencontre entre des projets de vie, les besoins des entreprises et les potentialités d’un territoire. Il y a notamment nécessité à maintenir un réseau de CFA dans les territoires ruraux. Si nous ne faisons rien, l’Association des Régions de France estime que 89 % des CFA et 55 % des formations en Pays de la Loire sont menacés par la réforme. La Région et ses partenaires doivent  garantir un service public de la formation tout au long de la vie et sur l’ensemble du territoire régional ».

Franck NICOLON, co-président du groupe et membre de la commission Education,  ajoute : « Parmi nos propositions, nous défendons la mise en place d’une véritable coordination entre les CFA  et les lycées professionnels face au risque de  privatisation et d’enfermement des métiers dans leurs spécialités. Nous devons accompagner la jeunesse vers des métiers et compétences d’utilité sociale et environnementale en matière d’énergie, d’écologie industrielle ou d’économie circulaire et solidaire».

Il est essentiel que la Région envoie un message positif en confirmant aux acteurs qu’elle poursuit son investissement.  Fort de son engagement depuis des mois, le groupe fait des propositions pour que la Région reste partie prenante dans le domaine de l’apprentissage, notamment :

–        Continuer à exercer pleinement la compétence apprentissage jusqu’à l’entrée en vigueur de la réforme.

–        Faciliter et développer de nouvelles coopérations entre lycées professionnels et branches professionnelles. Des branches pourraient être très intéressées par les équipements de ces lycées.

–        Mettre en place un Comité de liaison avec les têtes de réseaux et les branches professionnelles, afin d’analyser les impacts de la réforme, faire remonter les préoccupations des acteurs régionaux au niveau national, travailler sur le chantier du « coût-contrat ».

–        Compléter le coût de prise en charge du contrat d’apprentissage, pour les formations les moins rentables et maintenir l’offre de formation sur les territoires ruraux.

–        Poursuivre le financement des actions éducatives qui concernent 6000 apprentis chaque année.

Retrouvez ICI une note avec le détail de nos propositions.

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