La suspension nationale du métam-sodium doit permettre un plan de sortie.
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Une décision indispensable ce
matin dans le Journal Officiel : la suspension nationale des pesticides
contenant la substance active « métam » ou « métam-sodium » jusqu’au 31 janvier
2019. Pour les élu-e-s du Groupe Ecologiste et Citoyen du Conseil régional des
Pays de la Loire, cette période doit être mise à profit pour construire avec
les maraîchers dépendants de ces produits nocifs un plan de sortie du système
métam-sodium.

La suspension du métam sodium : une décision indispensable

Franck Nicolon, co-président
du groupe déclare :
« La suspension
nationale du métam-sodium est une bonne nouvelle. Une décision indispensable.
Cette mesure d’urgence répond à une crise sanitaire, environnementale et
économique renforcée par l’utilisation des pesticides en agriculture. Elle doit
cependant être le premier pas vers la fin du système métam-sodium ».

Nous devons sortir du système métam-sodium

Avant de demander : « En parallèle du travail mené par l’Anses*, nous
demandons donc l’élaboration d’un plan de sortie national. Les alternatives
existent, meilleures pour notre santé et notre environnement. Au niveau
régional, la majorité du Conseil régional se doit de contribuer à ce plan de
sortie, notamment par un programme de formation des professionnels aux méthodes
saines de cultures en soutenant les investissements nécessaires pour changer de
système. »

Mettre la lumière sur les responsabilités en cause

Sophie Bringuy, co-présidente
du groupe,  :
« Pour mettre la
lumière sur les responsabilités en cause dans ce scandale, du côté de l’Etat et
des professionnels, nous demandons la création d’une mission d’enquête
parlementaire ou d’une mission d’inspection interministérielle. Depuis la crise
des intoxications au métam-sodium, l’omerta se lève. Il apparaît aujourd’hui
que de nombreux professionnels sont en infraction aux conditions règlementaires
d’utilisation de cette substance, mettant en grave danger leurs salariés
agricoles et leur voisinage. Nombreux aussi sont ceux qui ne connaissaient même
pas la règlementation. Comment en est-on arrivé à des années de pratiques
hors-la-loi, au mépris de la santé publique, de notre environnement ? »

Voir notre précédent communiqué sur le sujet : « Métam-sodium : nous demandons des mesures de protection et une commission d’enquête ».

*Agence nationale de sécurité
sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

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