NDDL : cesser les violences et sortir de la crise
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Après une semaine d’affrontements durs à Notre-Dame-des-Landes, Europe Ecologie Les Verts et ses élu-e-s appellent à la sortie de crise. Cette semaine de violence pouvait être évitée. Chacun-e va devoir faire un pas vers l’autre.

C’est avec un sentiment d’énorme gâchis que cette semaine s’achève. Une victoire historique, celle de l’abandon d’un projet destructeur et inutile, est en train d’être oubliée. Aujourd’hui, tant le Gouvernement que les habitant-e-s de la ZAD sont perdants.

L’envoi des forces de l’ordre n’a fait que radicaliser la présence sur site et engendrer une spirale de violence avec des victimes que nous déplorons de part et d’autre. La position dure du Gouvernement et la violence de l’opération lancée lundi est d’autant plus incompréhensible que, depuis des semaines, la situation était à l’apaisement et le dialogue en construction.

Des personnes qui ont choisi de s’installer à Notre-Dame-des-Landes pour veiller sur le bocage souhaitent y rester. Aujourd’hui, leurs lieux de vie sont en partie détruits. Certaines familles se retrouvent sans toit et des projets économiques sont à terre. Elles demandaient du temps pour construire une solution en cohérence avec l’histoire collective du site et en tenant compte des réalités de terrain.

Europe Écologie Les Verts et ses élu-e-s appellent à la fin des violences. Des rassemblements sont prévus ce week-end. Nous souhaitons que ces actions soient strictement non-violentes.

La préfète lance un nouvel appel à projet, avec date limite au 23 avril. Compte tenu de la semaine qui vient de s’écouler et du grave climat de violence encore présent, nous estimons qu’il est nécessaire avant tout de renouer le dialogue et de reconstruire un climat de confiance. Dix jours, cela semble un temps bien court pour oublier les éclats de grenades qui ont meurtri les clairs et autres armes de guerre utilisées cette semaine.

Nous appelons cependant tous les habitant-e-s de la ZAD souhaitant continuer de vivre sur le site à déposer des demandes d’occupation individuelle, dans un esprit de retour à l’apaisement. Nous serons à leurs côté pour continuer à demander un cadre collectif pour la suite et feront en sorte que ces conventions d’occupation précaire individuelle soient un jalon pour poursuivre les dynamiques durables et collectives sur site.

Une réflexion au sujet de “NDDL : cesser les violences et sortir de la crise

  1. Je suis d’accord avec ce communiqué comme avec ceux récents, raisonnables et responsables, de l’ACIPA et de l’ACEPA.
    Je constate avec regret que cet appel à la raison n’a pas pu être entendu et appliqué, en temps voulu, par les responsables de la ferme des 100 noms pour éviter la destruction et l’amalgame entre leur construction et celles des « ultras ».
    Un boulevard a ainsi été ouvert en faveur des « revanchards », Retailleau, Grosvalet, FNSEA, chambre d’agriculture et autres…
    La priorité du moment me semble en effet la proclamation et la mise en place de la non violence pour préparer et ouvrir les négociations.
    Il devient de plus en plus urgent de se distinguer des casseurs, (et même de de dénoncer leur action), de ne pas tomber dans leur logique provocatrice de répression-manifestation illustrée par les incidents de Nantes.Cette mise au point est sans doute fort délicate mais elle me semble indispensable (et le plus tôt possible!).
    Bon courage et espoir. J.E.

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