[SESSION] Energie : le projet de SEM Croissance verte questionne
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Les élu.e.s écologistes alertent depuis le début du mandat sur la politique de transition énergétique de la majorité régionale. Ils se sont abstenus lors des votes des grandes orientations dès 2016, estimant que la majorité oubliait les piliers efficacité et sobriété de la transition énergétique en axant quasiment toutes ses actions vers la production d’énergie. Dernier épisode en date : la création d’une Société d’Economie Mixte (SEM) « croissance verte » qui questionne à plusieurs égards. Le groupe lance donc l’alerte.

Rappel chronologique :

  • Avril 2016 : la majorité régionale décide de porter un coup de rabot aux aides à la rénovation et économies d’énergie pour les particuliers (AREEP). Résultat : budget divisé par quatre, nombre de dossiers soutenus divisé par deux.
  • Décembre 2016 : lors du vote sur sa feuille de route pour la transition énergétique, la majorité régionale annonce la création d’un fonds régional pour les énergies renouvelables, doté de 5 millions d’euros. Annonce renouvelée à plusieurs reprises sans création du fonds.
  • Mars 2018 :  lors du vote de la feuille de route pour la transition écologique, la majorité annonce la création d’une SEM pour porter le fonds énergies renouvelables et porter une action pour la rénovation énergétique.
  • Printemps 2019 : la majorité régionale présente son projet de SEM à certains partenaires de la Région. Le projet « questionne ».

« Nous sommes vraiment embêtés par la situation : nous attendions avec impatience la mise en place de la SEM, qui devait être la réponse de la majorité à nos interpellations quant à son inaction pour soutenir la rénovation énergétique des bâtiments des particuliers », précise Sophie Bringuy, qui suit les dossiers de transition énergétique pour le groupe. « Or, depuis plusieurs semaines, nous sommes alertés de toutes parts ».

Sophie Bringuy a profité de la session du 21 juin 2019 pour mettre le sujet sur la table puis envoyer un courrier à la présidente pour demander que le projet soit revu. Elle interroge la méthode très descendante et la non-prise en compte des acteurs existants, de ce qui est faite, de ce qui marche ou non.

Voir le détail dans le courrier envoyé à la présidente de Région.

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