[SESSION] Pour un service public de la formation continue
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Dans la continuité des interventions précédentes en session ,Christelle Cardet  alerte à nouveau sur les risques liés à la marchandisation de la formation professionnelle . Au même titre que la santé  et l’éducation, ces services publics ne peuvent être soumis aux seuls impératifs de rentabilité.

L’annulation récente d’une formation de soudeur au motif de sa non rentabilité illustre très bien cet l’impératif budgétaire. Paradoxalement, alors que cette compétence est très recherchée par les entreprises, la formation n’était pas « viable » pour l’organisme de formation. Pourquoi ? En raison d’un mode de financement dorénavant basé sur « l’heure stagiaire » ce qui oblige les organismes à remplir les effectifs sans tenir compte des risques exogènes tels que  les abandons, la maladie ou l’absence en raison d’enquête métiers sur le terrain.  Malheureusement, la réponse apportée par André Martin, Président de la commission, en invoquant « des problèmes logistiques et d’agenda liés à la mutualisation du plateau technique par l’organisme de formation et le lycée », ne répond pas aux enjeux.

Pour limiter les effets de cette politique sur la  précarisation des stagiaires,  organismes de formation et  formateurs,  Christelle Cardet est force de propositions pour les chantier 2019 :

  • Le paiement à l’heure groupe
  • un approche en terme de parcours
  • un accompagnement social, notamment pour les jeunes qui souffrent de plus en plus de problèmes d’attention et de concentration
  • un accompagnement pour les formateurs qui doivent adapter leur méthodes pédagogiques à la transition numérique

Enfin, Christelle Cardet présente  un amendement dans le cadre de la création de 18 conseils locaux emploi/formation/orientation professionnelles. Si le groupe se félicite de cette initiative, leur composition n’inclut pas de représentant.e.s de la minorité régionale. Amendement rejeté au motif que la majorité est représentative de la politique régionale, c’est à nouveau le signe de l’incapacité de la majorité à  mettre en place une autre gouvernance, basée sur l’intelligence collective.

A lire : l’intervention complète de Christelle Cardet

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