[C_PRESSE] 800 000€ pour Lactalis : le compteur « chèques cadeaux » s’affole avant la fin du mandat régional !
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Depuis 2016, ce sont plus de 30 millions d’euros de « chèques cadeaux », subventions sans contreparties environnementales ou sociales, qui ont été versées aux industriels de l’agroalimentaire en Pays de la Loire par la Région. Lors de la commission permanente du 13 novembre 2020, c’est au tour du géant laitier Lactalis, pourtant récemment épinglé pour non-respect du code de l’environnement dans sept usines de la région, de se voir attribuer une subvention de 840 000€ par la majorité LR-UDI. Les élu.e.s du groupe Ecologiste et Citoyen dénoncent cette nouvelle subvention à une multinationale et demandent la remise à plat complète de ce type d’aides publiques, pour aller vers un modèle agricole et alimentaire plus durable et cohérent.

Christophe Dougé, conseiller régional membre de la commission agriculture : « A quelques mois de la fin du mandat, c’est le sprint final de la politique des « chèques cadeaux » de la majorité régionale aux industriels de l’agroalimentaire. Plus de trois millions d’euros de subventions directes, sans engagements des entreprises sur le respect de critères environnementaux, sociaux et sanitaires, sont encore affectés lors de cette commission permanente. Nous demandons à ce que les subventions publiques à des entreprises privées soient conditionnées à des engagements d’intérêt général, en phase avec les enjeux de santé alimentaire, du climat ou encore de la pollution de l’eau. ».

Lucie Etonno, co-présidente du groupe Ecologiste et Citoyen : « Le dossier Lactalis est à ce titre évocateur. La majorité régionale nous présente un dossier d’investissement du groupe pour l’acquisition de nouveaux équipements sur le site de Mayenne, associé à la création de seulement deux emplois ! Elle omet de prendre en compte ce que représente le groupe laitier : l’incarnation d’un modèle agroindustriel à bout de souffle. Lactalis est une multinationale aux pratiques contestables et contestées envers les producteurs laitiers, aux comptes peu transparents, et régulièrement épinglée pour des scandales sanitaires ou environnementaux. Une récente enquête de Disclose a ainsi pointé la pollution de l’eau et le non-respect du code de l’environnement par de nombreuses usines du groupe, dont sept en Pays de la Loire (4 en Mayenne, 2 en Loire-Atlantique et 1 en Maine-et-Loire) ! Il est grand temps de revoir les priorités régionales dans le versement d’argent public ! »