[C_PRESSE] Plan Etat-Région pour l’avenir des petites lignes ferroviaires : les attentes des écologistes pour les Pays de la Loire
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Mardi 7 janvier, le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a annoncé la signature, d’ici mi-février, d’un plan d’action concerté avec les Régions et SNCF Réseau pour décider de l’avenir des « petites lignes de train ». En Pays de la Loire, certaines d’entre elles sont menacées alors que l’urgence climatique appelle au développement des mobilités décarbonées. Dans ce contexte, les élu.e.s du groupe Écologiste et Citoyen au Conseil régional attendent un engagement fort de la majorité régionale pour sauver ces « petites lignes » ferroviaires en Pays de la Loire, car elles répondent au besoin de mobilité quotidien dans la région.

Lucie Etonno, co-présidente du groupe Ecologiste et Citoyen et élue vendéenne : « Dans la région, l’avenir des lignes La Roche-sur-Yon-Bressuire et Caen-Alençon-Le Mans-Tours est menacé à terme si des travaux de régénération complets ne s’engagent pas rapidement. Or, ce sont des lignes stratégiques : elles remplissent une fonction essentielle de transport du quotidien dans des territoires souvent ruraux et peuvent aussi être utiles pour les déplacements touristiques comme le montre le succès du « train des plages » entre Saumur, le Nord-Deux-Sèvres et la Vendée. Face à l’urgence climatique, leur modernisation est donc une priorité écologique. »

Sophie Bringuy, conseillère régionale élue en Sarthe : « Sur la ligne Caen-Alençon-Le Mans-Tours, les seuls travaux d’urgence démarrés l’an dernier pour 3,8M€ sont insuffisants. Nous demandons que le tour de table financier entre l’Etat et les trois régions concernées soit rapidement bouclé pour que les travaux démarrent au plus vite et garantissent l’avenir de cet axe structurant pour relier la Normandie, les Pays de la Loire et le Centre-Val-de-Loire. »

Elles concluent : « Lors de ces négociations avec l’Etat et la SNCF, nous demandons à la présidente de Région de faire preuve de volontarisme pour peser et obtenir des avancées significatives. C’est l’avenir de ces lignes qui est en jeu. Il est indispensable de mettre tout en œuvre pour leur développement. »

4 réflexions au sujet de “[C_PRESSE] Plan Etat-Région pour l’avenir des petites lignes ferroviaires : les attentes des écologistes pour les Pays de la Loire

  1. Nous demandons aussi la réouverture de la ligne La Roche sur Yon St Gilles ou La Roche sur Yon Challans avec arrêts à la Genetouze et Aizenay telle que prévue par le SCOT Yon et Vie.
    Ainsi que la réalisation du Ferropole de Bellevigny prévu également par le même SCOT.

    1. Bonjour Joël, les lignes que tu mentionnes ne seront pas concernées par ce plan du gouvernement. En revanche, j’espère qu’au niveau du SCOT, ces demandes sont bien remontées à l’échelon régional qui termine actuellement son étude globale de mobilité. Il est encore le temps de le faire. Malheureusement, la tendance actuelle n’est pas à la réouverture de lignes ferroviaires mais ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas se mobiliser au contraire. Merci pour ta mobilisation!

  2. D’autres lignes plus importantes sont délaissées, comment s’étonner par exemple du non développement TER sur l’axe Nantes-Le Mans, mis à part les liaisons à grande vitesse qui semblent obnubiler l’exécutif régional.
    Depuis 2001 nous réclamons avec d’autres municipalités de la ligne, un renforcement de la desserte ferroviaire des gares moins importantes (exemple Tiercé).
    Avec 7 allers-retours en semaine depuis 30 ans, et un seul train entre 8h50 et 17h50, une desserte squelettique le week-end, on veut nous faire croire que notre Région est pionnière dans ce domaine.
    En ce moment c’est pire que tout avec les travaux de rénovation de la ligne.
    Tous les jours le ou les trains du matin vers Angers sont supprimés ou ont des retards tels que les clients prennent leur voiture.
    D’autres TER circulent mais ils ne sont pas autorisés s’arrêter exceptionnellement au moins dans les gares les plus fréquentées (Tiercé…)A l’heure de l’urgence climatique cela devient un non sens absolu.
    Ainsi que je l’ai écrit au vice-président régional Mr Roch Brancourt, on a vraiment l’impression que la Région veut nous faire préférer non pas le train mais la voiture…
    A votre niveau que pouvez-vous faire pour inverser la tendance ?

    1. Merci pour votre message. Les enjeux que vous soulevez sont multiples et font l’objet d’interventions régulières de notre groupe en hémicycle et au sein de la commission transports. Nous y demandons une ambition renouvelée pour le ferroviaire dans chaque territoire, pour remettre le train au cœur des politiques publiques de transport, en réponse aux besoins de mobilité et à l’impératif de réduction des gaz à effet de serre. Cela passe par le renforcement et le développement du réseau existant, et l’augmentation de l’offre sur les étoiles ferroviaire du Mans, de Nantes, Angers ou Laval, notamment le week-end et pendant les heures creuses.
      Actuellement, la majorité régionale continue à ne pas vouloir opposer les modes de déplacement alors que la priorité absolue devrait être de favoriser les transports collectifs, comme le train, le transport par car et le covoiturage. C’est l’une des raisons pour lesquelles notre groupe avait voté contre le schéma routier d’intérêt régional.
      Pour réellement inverser la tendance, un moyen concret: le bulletin de vote écologistes aux prochaines élections régionales en 2021!

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