Comment mangerons-nous en 2050 ? Portrait de Nurah
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2050. Nurah, arrivée d’Erythrée avec ses parents au milieu des années 2010, a suivi une
scolarité aménagée qui lui a permis de se sentir pleinement accueillie. A 18 ans, elle décide de
suivre une formation en agro-écologie option périurbain. Elle se rend aujourd’hui sur ses
parcelles de légumes dans l’agglomération angevine. Difficile d’imaginer au milieu des plants
de tomates, salades et endives, l’ancienne route et les entrepôts d’activités qui se dressaient
encore ici il y a une trentaine d’années ! A l’époque, le projet de coopérative monté avec trois
autres agricultrices pour reprendre ces terrains abandonnés avait dû surmonter plusieurs
obstacles. Aujourd’hui, cela va de soi. De nombreuses fermes essaiment autour de la ville et
de petites unités sont mêmes installées sur les toits ou dans les caves.

Nurah reçoit ce matin sur sa ferme le responsable de la légumerie voisine qui va préparer ses
productions avant de les livrer à la cuisine de l’école du quartier. Elle a aussi invité le
représentant de la commission alimentaire territoriale locale. Elle veut leur parler du nouveau
projet de sa coopérative : investir les toits des bâtiments voisins pour lancer de nouvelles
productions.