Rappel : nos propositions pour la ruralité – campagne des régionales 2015 🗺
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Actualité Agriculture et alimentation Aménagement du territoire - Transports Dans l'actualité de Franck Nicolon Dans l'actualité de Sophie Bringuy Territoires - ruralité
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Dans le cadre des dernières élections, notre projet partait du travail déjà réalisé depuis 2004, et proposait différentes actions pour soit aller plus loin, soit réorienter certaines politiques régionales.

Voici les principales propositions concernant la ruralité que nous avons mises en avant.

Axe 1 : Partageons une meilleure qualité de vie

Un aménagement du territoire qui pense avenir, nature et santé

  1. Priorité à la préservation des sols. Notre Région est celle où l’artificialisation des sols est la plus rapide. Nous fixerons dans le SRADDET des objectifs forts pour préserver les sols, limiter l’étalement urbain (objectif : diviser par quatre les zones à urbaniser) et encourager les pratiques agricoles qui respectent la vie des sols.
  2. Un volet santé-environnement est indispensable. L’accès au soin est un enjeu important, et nous nous engageons à poursuivre les efforts de la Région pour créer des maisons de santé, sur la base de projets de santé territoriaux. Mais cela ne représente que 20% de notre état de santé. Les autres 80% dépendant de notre environnement, de nos conditions de vie et de travail. La santé-environnement sera donc un socle de notre SRADDET.
  3. Après les Contrats territoriaux uniques (CTU, 2004-2010) et les Nouveaux contrats régionaux (NCR, 2010-2015), nous passerons aux Contrats pour des territoires en transition. Un contrat par bassin de vie, où les collectivités et autres acteurs du territoire pourront construire un programme d’actions qui sera soutenu par la Région. 40% de l’enveloppe de ces contrats devra être fléché sur des actions pour la transition écologique et énergétique, 15% à des projets d’innovation sociétale, par exemple à l’égard des jeunesses. Les zones d’activités seront exclues de ces contrats, à moins qu’elles ne soient réversibles. Nous conditionnerons les aides à l’investissement aux communes respectant le taux obligatoire de 25% de logements sociaux (loi SRU), afin de développer le parc de logement social dans la région. Ces contrats seront co-construits avec les acteurs socio-économiques du territoire, et soumis à l’avis des Conseils de développement ou un organisme ad hoc équivalent, ainsi que des associations de protection de l’environnement et de consommateurs du territoire concerné.

Lutter contre les inégalités alimentaires

  1. Nous lancerons un appel à projets « précarité et alimentation de qualité » pour soutenir des projets d’épiceries sociales et de proximité, des jardins et potagers partagés, des actions d’accompagnement pour retrouver son autonomie alimentaire (ex : ateliers cuisine pour apprendre à cuisiner bio pour moins de 2,50€ par repas), etc.

Vivre toutes et tous en bonne santé

  1. Nous créerons un centre de repos en Pays de la Loire pour les personnes électro-hypersensibles. Nous mettrons en place des modules de formation vis-à-vis des professionnels du bâtiment à l’électro-hypersensibilité pour des habitats sains. Nous inscrirons des zones « blanches » préservées des ondes électro-magnétiques dans le futur schéma d’aménagement et nous veillerons à une répartition des sources la moins nuisible possible.

Du sport pour toutes et tous, partout

  1. Nous lancerons un appel à projets « Sport et défis territoires », avec des partenariats entre associations sportives et associations engagées dans la protection de la nature, la solidarité, les quartiers populaires, le handicap, les circuits de proximité, etc.
  2. Nous créerons un statut du bénévole, pour une meilleure reconnaissance de leur rôle. Il permettrait de mieux fidéliser et pérenniser leur engagement. Nous l’accompagnerons d’un renforcement de la formation générale des bénévoles pour assurer des responsabilités associatives, en lien notamment avec le dispositif financé par la Région et piloté par la CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives).

Axe 2 : Partageons une économie locale, créatrice d’emplois

Pour des emplois ancrés dans nos territoires

  1. Pour relocaliser notre économie, nous avons un moyen : les monnaies locales. La mise en circulation de monnaies locales complémentaires favorise l’initiative économique, l’inclusion sociale et la transition énergétique. Nous soutiendrons les monnaies locales complémentaires existantes et lancerons une étude pour créer une monnaie locale complémentaire régionale. Les MLC ne peuvent pas faire l’objet de spéculations financières et peuvent être utilisées exclusivement dans une zone géographique limitée. En relocalisant les échanges, elles dynamisent l’économie entre PME/PMI locales tout en impliquant les citoyens dans une démarche collective économique alternative.
  2. Nous encouragerons la création d’espaces de télétravail (co-working) dans les territoires via les contrats de territoires.

Pour un artisanat soutenable et ancré sur notre territoire

  1. Nous créerons un label régional « artisans engagés pour la Planète» associé à un diagnostic d’entreprise et à des aides à l’investissement pour entrainer les artisans dans une démarche de progrès. Ce travail sera réalisé par filière, en partenariat avec la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat.
  2. Nous soutiendrons le maintien de l’artisanat au cœur des villes et des campagnes via les contrats territoriaux.
  3. Nous sensibiliserons et soutiendrons les groupements d’employeurs, tant dans le domaine de l’artisanat que de l’économie sociale et solidaire, pour aider les petites structures à bénéficier des services dont elles ont besoin pour fonctionner au mieux.

Pour un soutien à la création et à la reprise de fermes biologiques

  1. Nous mettrons en place une aide à l’acquisition (et au portage foncier), à la location en bail rural environnemental, à la conversion et au maintien des terres en agriculture biologique.
  2. Nous créerons un « fond d’amorce » sous forme de prêt pour financer des investissements agricoles permettant la conversion en bio, favorisant les circuits de proximité ainsi que le bien-être animal, afin d’inciter les banques institutionnelles à financer ces projets.

Pour une agriculture ancrée dans nos territoires

  1. Nous instaurerons des « contrats de terroir » pour structurer et soutenir la filière biologique (AB) et SIQO (Signes officiels de qualité et d’origine). Sur le principe des contrats de territoire, ces projets territoriaux s’appuieront sur une démarche collective pour créer et mettre en place des actions et activités comme les AMAP, les boutiques de producteurs, la préemption de terres et l’installation de producteurs bio mais aussi la création et l’équipement de structures de transformation, des légumeries pour approvisionner les cantines, le rééquipement des cuisines collectives, la formation des cuisiniers et du personnel, la mise en place de chaudières à bois avec contrat d’approvisionnement local…

Pour une alimentation saine et une agriculture respectueuse de son environnement

  1. Nous étendrons l’accessibilité des Mesures Agro Environnementales à tous les territoires régionaux. Etendre les MAE systèmes, c’est permettre le maintien et le développement de l’agriculture paysanne et d’un élevage sain et respectueux des animaux. Cette agriculture répond à la nécessité de diminuer fortement l’utilisation d’engrais chimiques et de phytosanitaires. Elle favorise l’autonomie protéique des élevages. Elle favorise également l’émergence de nouvelles fermes biologiques qui feront des Pays de La Loire la région française pilote en production et transformation biologique.
  2. Nous créerons un plan d’autonomie protéique pour la région des Pays de la Loire. Nous soutiendrons les céréaliers et la rotation de cultures afin de développer les productions d’oléo-protéagineux sans OGM et à destination locale destinés à l’alimentation animale. Nous soutiendrons le développement de la culture des oléo-protéagineux bio et sans OGM à destination de l’alimentation humaine et ce afin de compenser la diminution de consommation de viande.

Coup d’accélérateur à la transition énergétique

  1. Nous lancerons un appel à projets avec les intercommunalités « rénovons notre quartier » pour financer un diagnostic global sur un quartier volontaire, faisant ainsi des économies d’échelle.
  2. Nous financerons des diagnostics mesurant les potentiels d’un territoire en matière de production d’énergie renouvelable via les contrats de territoires.
  3. Nous favoriserons l’émergence d’une plateforme régionale d’investissement citoyen dans les énergies renouvelables et investirons directement dans les projets d’énergies renouvelables. La loi sur la transition énergétique simplifie en effet la participation des collectivités à ce type de projets.
  4. Nous travaillerons avec les territoires à l’élaboration de schémas directeurs de l’énergie locaux, pour permettre d’anticiper la provenance et l’acheminement des différents types d’énergies dans tous nos aménagements.
  5. Nous intégrerons un lot spécifique «énergies renouvelables» pour l’approvisionnement de l’institution régionale et de ses établissements comme les lycées. Ainsi la commande publique favorisera le développement de la production d’énergies renouvelables sur notre territoire.

Axe 4 : Partageons les services sur nos territoires

Pour un aménagement réellement durable de nos territoires, des territoires vivants et attractifs

  1. Zones d’activités : la règle verte de l’aménagement du territoire. Notre région est celle où l’étalement urbain s’accélère le plus. Pour préserver nos espaces agricoles et naturels, tout en permettant le développement territorial :
  • Nous arrêterons de subventionner les zones d’activités qui gaspillent nos espaces agricoles et naturels et détériorent les paysages.
  • Nous soutiendrons les projets d’optimisation de zones d’activités. Elles ont été trop gourmandes en espaces, il est temps de les optimiser en créant de réelles dynamiques entre les entreprises et industries et en limitant fortement leur emprise foncière.
  • Nous stimulerons des projets de bâtiments réversibles dans toutes les nouvelles zones à aménager pour préserver nos milieux naturels et agricoles.
  • Chaque projet soutenu par la Région intègrera dès sa conception l’enjeu énergétique, via des schémas directeurs de l’énergie avec un seuil minimal d’alimentation à partir d’énergies renouvelables.
  1. Revitalisons nos bourgs et nos quartiers populaires : nous favoriserons le maintien ou l’ouverture de services de proximité dans nos bourgs comme dans les quartiers urbains délaissés, grâce à un « prêt solidaire » à taux zéro pour les associations ou entreprises qui souhaitent lancer, maintenir ou développer une activité de proximité (épiceries associatives, commerces solidaires, espaces de travail partagé, maisons de santé…) avec un bonus financier si ces structures relèvent de l’économie sociale et solidaire ou proposent majoritairement des produits locaux de qualité et/ou bio, sans OGM.
  2. Nous soutiendrons la création de pôles multi-services : alors qu’une commune rurale sur deux n’a plus de commerce de proximité, nous encouragerons et soutiendrons la création de pôles multi-services, notamment dans les gares et bureaux de Poste (artisanat, petit commerce, AMAP, conciergerie, services publics).
  3. Nous favoriserons la construction de logements neufs économes en énergie dans les centre-ville ou pôles accessibles en transports en commun, et favoriserons la rénovation du bâti ancien pour lutter contre la précarité énergétique à travers nos contrats territoriaux et notre schéma d’aménagement.
  4. Nous lutterons contre la désertification médicale. Politiquement, en nous opposant aux fermetures de services de soins et à la concentration hospitalière. Avec les outils de la Région : nous soutiendrons de nouvelles maisons de santé, en secteur 1, adaptées aux besoins des territoires ruraux. Ces soutiens seront conditionnés à l’élaboration de projets de santé territoriaux, avec un volet « prévention ». Nous créerons un dispositif d’aide à l’installation des professionnels de santé dans les zones déficitaires, en coordination avec l’Agence régionale de santé (ARS), le Ministère de la santé et les autres échelons territoriaux.

Diminuons le temps passé dans les transports

  1. Un « chronobus rural » à moins de 5 km de chaque domicile. Nous mettrons en place des minibus plus fréquents et réguliers en milieu rural sur des axes très fréquentés par la voiture (routes départementales et transversales).
  2. Transports scolaires : notre priorité est de réduire le temps de trajet des jeunes : 35 min maximum par trajet. Pour cela, nous augmenterons la fréquence et diminuerons la taille des bus pour une meilleure prise en compte des besoins. Nous mettrons en place une tarification sociale qui prenne en compte les ressources de la famille.
  3. Nous favoriserons la mise en place de plans de mobilité dans les entreprises et le développement de ceux déjà en vigueur pour limiter les temps de trajets et surtout réduire les trajets individuels en voiture.
  4. Nous travaillerons à la mise en place d’un billet unique pour tous les transports pour favoriser les échanges entre les modes de déplacements (voiture + train, vélo + train, tram + bus) et diminuer nos temps de trajets et faciliter l’intermodalité.

Le train pour toutes et tous ! Pour des lignes de TER rénovées et plus de dessertes : moderniser à partir de l’existant ferroviaire

  1. Nous travaillerons sur les liaisons suivantes : liaison directe Nantes-Rennes via Redon, Nantes-Cholet, Caen-le Mans-Tours, Nantes-Bordeaux, via La Roche sur Yon- Luçon et Velluire, la Rochelle, six TER quotidiens Nantes-La Rochelle, Rennes-Saint-Nazaire en direct avec la création de la virgule de Savenay, poursuite de l’amélioration de la ligne Caen-Alençon-Le Mans-Tours, et Le Mans-La Ferté-Chartes-Paris.
  2. Nous étudierons l’ouverture ou la réouverture d’axes de proximité en lien avec la mise en place de la LGV (Laval/Mayenne, Sablé/La Flèche, …).
  3. Nous poursuivrons la création de nouvelles haltes ferroviaires autour des étoiles ferroviaires existantes (Nantes, Le Mans, Angers sans oublier Laval et St-Nazaire).

Développons des moyens de transport plus propres

  1. Nous inciterons à repenser le dernier kilomètre via des aides à l’achat de véhicules propres ou encore la mutualisation de moyens de transports en direction des PME et des artisans (cargo fret, véhicules utilitaires hybride, etc)

Un logement adapté pour chacun et un habitat choisi pour toutes et tous

  1. Nous conditionnerons les aides à l’investissement aux communes au respect du taux obligatoire de 25% de logements sociaux (loi SRU), afin d’inciter au développement du parc de logement social dans la région et pour faciliter l’accès au logement.
  2. Nous accompagnerons la construction de 20 résidences sociales de jeunes travailleurs en zone rurale.
  3. Nous soutiendrons le développement de l’habitat participatif et de logements modulables ou réversibles moins consommateur d’espace et générateurs de liens. La loi ALUR constitue une avancée pour permettre à cette nouvelle forme d’habitat de se développer. C’est une offre complémentaire de l’offre existante, dont l’intérêt réside dans la forme du projet (co-construction) et dans la nature de la réalisation : mixité sociale, diversité des fonctions, logique inter-générationnelle, primauté de la solidarité, efficacité énergétique et limitation de la consommation d’espace et de l’étalement urbain.

La transition numérique : un levier de développement

  1. Nous poursuivrons le travail lancé pour permettre l’irrigation numérique de notre Région, notamment en termes de développement des réseaux.

Axe 5 : Partageons avec le monde

  1. Nous favoriserons les relations entre art et population, en aidant les projets rencontrant de nouveaux publics ( notamment les publics « empêchés ») les projets favorisant l’interaction des acteurs (cultures, éducation, social, éducation populaire, pratiques en amateurs,…), en aidant à la structuration des petits lieux de diffusion et de pratiques artistiques. Véritables poumons de la vie culturelle, ces acteurs, ces lieux, sont indispensables à l’émergence, à l’innovation, et à la diversité culturelle de notre territoire. Nous accompagnerons ces initiatives par des aides à la mise en conformité si nécessaire. Nous poursuivrons notre participation au GIP ( groupement d’intérêt public) Cafés Culture.
  2. Nous rendrons les évènements culturels plus écologiques, grâce à un label éco-manifestation et conditionnerons nos aides à une démarche de progrès. Nous mettrons en ligne une plateforme de co-voiturage culturel pour les gros festivals.
  3. Nous soutiendrons dans la durée la présence artistique sur les territoires, avec des conventions pluri annuelles de « projets culturels de territoire » et des résidences d’artistes.
  4. « Additionnalité » des aides publiques : afin d’optimiser la mise en œuvre d’une véritable politique sociale en direction des publics, nous proposerons une organisation collective avec les Départements et les autres collectivités. Cette organisation se traduira par des conventionnements multipartites entre les collectivités, les acteurs sociaux et culturels.
  5. Nous engagerons un travail de mutualisation des fonds des médiathèques, archives et musées régionaux tombés dans le domaine public, via une base en ligne, afin de rendre accessibles ces fonds au public.
  6. Nous initierons des contrats Régions / communautés d’agglomération et de communes en faveur d’une approche architecturale intégrant des critères écologiques et culturels.

Pour relire l’intégralité du projet, avec nos 222 propositions : http://bringuy2015.fr/projet/.

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