[SESSION] Concrétiser la relocalisation de notre alimentation
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Le débat autour des mesures du volet agriculture du « plan de relance «  de la majorité régionale a permis à Christophe Dougé, membre de la commission agriculture, de revenir sur un enseignement majeur de la crise du Covid-19 : le besoin d’une relocalisation de nos modes de productions, de nos modes de transformation et des modes de vente (plateforme numérique, livraison à domicile…).

Des enjeux régulièrement portés dans l’hémicycle régional et au-delà par les élu.e.s du groupe Ecologiste et Citoyen, qui en ont fait une priorité. Pour eux, les mesures de relance doivent donc servir d’accélérateur pour avancer vers une agriculture régionalisée et résiliente, au service d’une alimentation de qualité.

Certaines mesures proposées vont dans le bon sens, à l’image de l’inscription d’un budget d’1,2 M€ supplémentaires pour financer la centaine de projets de transformation à la ferme qui ont été déposés depuis le début de l’année. Ils auront un effet direct sur les circuits de proximité et la dynamique du milieu rural.

Cependant, davantage d’efforts étaient attendus pour soutenir l’agriculture biologique, qui voit ses aides au maintien dans ce mode de production supprimées par l’Etat, et la balle renvoyée aux Régions. Alors que le rythme des conversions en agriculture biologique est élevé, la bio est ainsi ballotée, un jour vers l’Etat, un autre vers les régions, à nouveau vers l’Etat.

Pour Christophe Dougé : « Il est regrettable, fort de ce succès, de devoir se battre quasi annuellement pour financer le développement de cette filière d’avenir pour notre santé, notre alimentation, notre environnement, notre région ».

Il a notamment demandé à la Région d’initier un tour de table collectif avec l’Etat, l’Agence de l’Eau auquel pourraient participer les communautés de communes et d’agglomération concernées qui disposent à la fois des compétences économiques (donc agricole), alimentaires (elles rédigent des plans alimentaires territoriaux) et sont engagées pour la reconquête de la qualité de l’eau (via les programmes de bassin versant). Sur un tel enjeu, une approche territoriale et collective est nécessaire. En réponse, la vice-présidente du Conseil régional en charge de l’agriculture a mis en avant les budgets déjà engagés en soutien à la bio par le Conseil régional, une dynamique qu’elle subit plus qu’elle ne porte (voir à ce sujet notre billet de juin 2018). Elle s’est également positionnée pour travailler sur la structuration de la filière plutôt que de chercher une solution à la question de la suppression des aides au maintien en agriculture biologique, une question pourtant urgente pour les agriculteurs.trices concerné.e.s. !

Pour aller plus loin : lire l’intégralité de l’intervention de Christophe Dougé.