[SESSION] Pollution de l’air au Lycée Yourcenar : les écologistes demandent plus de transparence
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La session du 20 juin fût l’occasion pour Franck Nicolon d’interpeller la majorité sur un sujet complexe : les risques de pollution de l’air au lycée Marguerite Yourcenar au Mans. 

Ce lycée, construit en partie sur une ancienne friche industrielle polluée, est en effet  classé en catégorie C à la suite de mesures élevées au trichloréthylène, un solvant utilisé pour le dégraissage de pièces métalliques, le nettoyage à sec de vêtements et l’extraction de produits organiques. Ce classement entraîne la réalisation de travaux d’aménagements dans une période de 2 à 5 ans.

Néanmoins, le groupe Ecologiste et Citoyen s’interroge sur le seuil de référence sur lequel s’appuient la Région et la direction du lycée pour affirmer l’absence de danger pour les lycéens et les professionnels. En effet, si le taux mesuré par le bureau d’étude est en dessous du seuil de 20 microgrammes par m3 défini par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), il est par contre au-dessus de celui défini par le Haut Conseil à la Santé Publique (HCSP), 2 microgrammes par m3, auquel doit se référer l’Education Nationale. Or, la référence au taux du HCSP conduirait à des mises aux normes beaucoup plus urgentes, ainsi qu’à l’élargissement des prélèvements sur tout le site (la cour du lycée, les installations de restauration, etc.). 

Franck Nicolon a donc interrogé la majorité sur deux points : d’une part, l’extension des analyses à la totalité du site et d’autre part, l’obligation de transmettre une information fiable aux parents, lycéens et professionnels. Répondant que la majorité agit « en totale transparence », le président de la commission lycée a néanmoins précisé qu’un nouveau bureau d’étude réalisera de nouvelles analyses à la rentrée, également dans d’autres lycées construits par l’État dans les années 90. Il a également précisé que des travaux d’envergure au lycée Marguerite Yourcenar seront engagés en octobre et décembre prochains. Quant au seuil de référence, il en sera question lors des prochaines commissions sectorielles. Affaire à suivre donc…

A lire: l’intégralité de la question orale posée par Franck Nicolon.