[SESSION] Soutenir le développement d’un écosystème vélo régional
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Les crises sont parfois des accélérateurs ou révélateurs pour l’essor de nouvelles pratiques, de nouvelles façons de faire. Celle du Covid-19 a mis en avant le vélo comme mode de transport. Il représente en effet un moyen pour se déplacer sans polluer, répondant aux consignes sanitaires pour la distanciation physique. Il évitait le retour au tout voiture quand les transports collectifs fonctionnaient en-dessous de leurs capacités habituelles. Concrètement, les ventes de vélo ont explosé depuis la fin du confinement et le trafic cycliste a largement augmenté, en milieu urbain comme en milieu rural, comme l’ont montré les chiffres du réseau Vélo et Territoires. Les communes, EPCI, Départements, associations, entreprises, sont pleinement mobilisés sur ce sujet avec de nombreuses expérimentations et réalisations en Pays de la Loire.

Lors de la session du Conseil régional des 9 et 10 juillet, Lucie Etonno a donc demandé le lancement d’un plan régional pour développer l’écosystème vélo en Pays de la Loire.

Le plan de relance présenté par la majorité régionale présentaient bien quelques mesures pour l’aide à l’acquisition de vélos à assistance électrique (VAE), le renforcement du soutien régional pour les aménagements cyclables proches des gares et zones d’activités, le déploiement d’abris vélos sécurisés, l’incitation aux déplacements à vélo des agents. Mais ces mesures isolées ne permettront pas, à elles seules, le déploiement d’un véritable écosystème vélo. De plus, les élu.e.s du groupe Ecologiste et Citoyen demandent depuis plus de deux ans la mise en place d’actions structurantes pour le vélo.

Lucie Etonno a donc fait quelques propositions pour alimenter un plan à construire avec l’ensemble des acteurs, collectivités, lycées, associations, pour renforcer la pratique du vélo, augmenter la part modale de ce mode de transport (elle est aujourd’hui de 3%), veiller à son développement équilibré notamment dans les zones péri-urbaines et rurales. Parmi celles-ci :

  • Soutenir l’achat de flottes par les collectivités
  • Accompagner des filières de reconditionnement ;
  • Développer des formations « Réparateurs vélo » ;
  • Investir dans des rames de train vraiment ouvertes aux vélos ;
  • S’appuyer sur l’expertise d’usage des associations vélo du territoire pour développer des initiatives et faciliter les pratiques multimodales comme les déplacements train-vélo et car-vélo ;
  • Développer des actions renforcées dans les lycées et CFA comme des plans de déplacements d’établissements scolaires, des ateliers de réparation, flotte de vélos à disposition pour les activités ;
  • Inscrire une ligne budgétaire vélo-mobilités actives dans les Contrats Territoires-Région (CTR).

L’approche de la fin du mandat et une pandémie mondiale auront donc permis d’avancer un peu sur le vélo. La majorité a défendu sa maigre action et ses quelques propositions nouvelles sur le sujet mais a surtout renvoyé la balle aux acteurs de proximité, que sont par exemple les communes et EPCI. C’est dommage alors que la Région a vrai un rôle de stratège ou cheffe de file pour donner une impulsion au vélo !

Pour aller plus loin: lire la question orale posée par Lucie Etonno